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Commutation (feux de position avant, arrière et latéraux, feux de gabarit, feux d'encombrement et feux de jour) au contrôle technique : défaillances, contre-visite et réparations

4.2.2 Éclairage et signalisation · 3 défaillances possibles

Ce point de contrôle en bref

Au-delà de l'état des feux eux-mêmes, le contrôleur vérifie que leur commande fonctionne comme prévu : la position du commutateur doit correspondre aux feux réellement allumés, et les feux de position arrière ne doivent jamais pouvoir rester éteints quand les feux principaux sont en service. Un comodo capricieux, un mode automatique défaillant ou un câblage modifié peuvent rompre cette logique. La sanction va de la défaillance mineure, simple signalement, à la défaillance majeure avec contre-visite lorsque le défaut peut rendre l'arrière du véhicule invisible de nuit.

Gravités possibles 1 mineure signalée au procès-verbal, sans contre-visite 2 majeures contre-visite sous 2 mois
Peut-on rouler ? Avec prudence Pas de défaillance critique sur ce point, vous pouvez donc circuler. Mais si votre commutateur peut laisser les feux arrière éteints phares allumés, votre véhicule devient invisible de nuit pour ceux qui vous suivent : faites réparer sans attendre la fin du délai de contre-visite et vérifiez vos feux à chaque départ nocturne.

Les signes qui doivent vous alerter avant le contrôle

  • Les feux vacillent quand vous manipulez le comodo

    Un scintillement des veilleuses ou du tableau de bord au moment où vous tournez la bague d'éclairage trahit des contacts internes usés. La panne franche n'est qu'une question de temps.

  • Une position de la commande ne répond plus ou répond une fois sur deux

    Vous devez insister, revenir en arrière ou « trouver le point » pour allumer les feux de position : le commutateur ne tient plus ses positions. C'est exactement le fonctionnement perturbé que relèvera le contrôleur.

  • Tableau de bord éclairé mais arrière du véhicule éteint

    Sur de nombreux véhicules, l'éclairage du combiné s'allume avec les feux : si votre tableau de bord est allumé mais qu'un reflet ou un proche vous confirme que les feux arrière sont éteints, la logique de commutation est rompue. Ne roulez pas de nuit dans cet état.

  • Le mode AUTO n'allume pas les feux au crépuscule ou dans un tunnel

    Si vos feux automatiques restent éteints quand la luminosité chute, le capteur ou sa gestion est en cause. Passez en commande manuelle en attendant le diagnostic, et signalez-le au garagiste avant le contrôle.

  • Des feux s'allument dans des combinaisons anormales

    Feux arrière qui s'éteignent quand vous passez en croisement, veilleuses qui restent allumées contact coupé, feux de jour qui ne s'effacent jamais : toute combinaison illogique signale un défaut de commutation ou un câblage modifié.

Comment ce point est contrôlé

Le contrôleur manipule la commande d'éclairage dans toutes ses positions : feux éteints, feux de position, feux de croisement, et mode AUTO le cas échéant. À chaque position, il vérifie que les feux qui s'allument correspondent bien à la logique exigée : les feux de position avant et arrière doivent s'allumer ensemble, et le passage en feux de croisement ne doit jamais éteindre les feux arrière. Il contrôle aussi que les feux de jour s'allument seuls au démarrage et s'effacent ou se complètent correctement lorsque l'éclairage principal prend le relais.

Il observe ensuite le comportement du dispositif de commande lui-même : un comodo qui accroche, ne tient pas sa position, commande les mauvais feux ou ne répond qu'une fois sur deux est relevé comme fonctionnement perturbé. Sur les véhicules à gestion électronique, une commutation erratique pilotée par le boîtier de servitude est traitée de la même manière : c'est le résultat aux feux qui compte, pas la technologie.

Les 3 défaillances possibles, expliquées une par une

4.2.2.a.1 Mineure

Le commutateur ne fonctionne pas conformément aux exigences

La logique de commutation présente une anomalie sans conséquence grave : une position du comodo qui répond avec retard, un mode AUTO paresseux ou un ordre d'allumage non conforme, mais les feux de position restent obtenables et les feux arrière s'allument bien avec les feux principaux. La défaillance est mineure, simplement consignée au procès-verbal, sans contre-visite.

4.2.2.a.2 Majeure

Le commutateur ne fonctionne pas conformément aux exigences : les feux de position arrière et latéraux peuvent être éteints lorsque les feux principaux sont allumés

C'est le cas dangereux : une position de la commande, un défaut de câblage ou une panne du boîtier permet de rouler phares allumés avec l'arrière du véhicule éteint. De nuit, vous voyez la route, mais ceux qui vous suivent ne vous voient pas, configuration typique des collisions par l'arrière. La défaillance est majeure : contrôle défavorable et contre-visite sous deux mois après remise en conformité de la commutation.

4.2.2.b.2 Majeure

Fonctionnement du dispositif de commande perturbé

Le dispositif de commande lui-même est en cause : comodo qui ne tient pas ses positions, contacts usés qui allument les feux par intermittence, commande qui répond de façon aléatoire. Le conducteur ne peut plus garantir l'état d'éclairage de son véhicule, ce qui justifie le classement en défaillance majeure et la contre-visite sous deux mois, généralement après remplacement du commutateur.

Les causes les plus fréquentes

  1. Comodo d'éclairage usé très fréquent

    Les contacts internes du commutateur s'usent et s'oxydent après des dizaines de milliers de manipulations : positions qui accrochent, feux qui clignotent quand on tourne la bague, allumage aléatoire. C'est la cause la plus courante sur ce point.

  2. Connecteur ou faisceau du commutateur défectueux fréquent

    Le connecteur derrière le comodo ou le faisceau de colonne de direction prend du jeu ou s'oxyde : certaines voies ne passent plus, et une famille de feux entière ne répond plus à la commande alors que les ampoules sont bonnes.

  3. Boîtier de servitude (gestion électronique de l'éclairage) défaillant occasionnel

    Sur les véhicules récents, c'est un calculateur qui pilote les feux d'après la position du comodo. Une sortie grillée ou un logiciel perturbé peut éteindre les feux arrière en feux de croisement ou rendre la commutation erratique.

  4. Capteur de luminosité du mode AUTO en panne occasionnel

    Un capteur encrassé ou défaillant derrière le pare-brise fait fonctionner le mode automatique de travers : feux qui ne s'allument pas au crépuscule ou s'éteignent de façon intempestive. Le défaut apparaît surtout si le conducteur ne roule qu'en AUTO.

  5. Modification ou branchement non conforme du câblage rare

    Un attelage mal câblé, un autoradio ou des feux additionnels branchés en dérivation peuvent court-circuiter la logique d'origine et permettre des combinaisons interdites, comme des feux principaux sans feux arrière.

  6. Fusible ou relais d'un circuit de position grillé rare

    Certains véhicules séparent les circuits de position gauche/droite ou avant/arrière : un fusible grillé éteint la moitié des feux quelle que soit la commande, ce qui est relevé comme commutation non conforme.

Vérifier soi-même avant le contrôle technique

  1. 1
    Tester chaque position de la commande, moteur tournant

    Passez successivement de feux éteints aux feux de position puis aux feux de croisement, plusieurs fois. Chaque position doit répondre immédiatement et franchement, sans hésitation ni scintillement.

  2. 2
    Vérifier l'arrière du véhicule en feux de croisement

    Phares allumés, faites le tour du véhicule ou utilisez un reflet : les feux de position arrière doivent impérativement être allumés. C'est le point précis que vise la défaillance majeure de ce contrôle.

  3. 3
    Contrôler le mode AUTO si votre véhicule en dispose

    Placez la commande sur AUTO et entrez dans un parking couvert ou attendez la tombée du jour : les feux doivent s'allumer seuls, position et croisement, puis s'éteindre au retour à la lumière. Un capteur encrassé derrière le pare-brise se nettoie facilement.

  4. 4
    Observer les feux de jour au démarrage

    Moteur démarré, commande sur la position éteinte ou AUTO de jour : les feux de jour doivent s'allumer seuls, puis céder la place ou se compléter correctement quand vous allumez l'éclairage principal.

  5. 5
    Refaire le test après toute intervention électrique

    Si un attelage, un autoradio ou des feux additionnels ont été posés récemment, refaites le tour complet des combinaisons d'éclairage : un branchement en dérivation mal réalisé est une cause classique de commutation non conforme découverte au contrôle.

Réparation : interventions et prix constatés

InterventionPrix indicatif
Remplacement du comodo d'éclairage80 à 250 €
Nettoyage / remplacement du connecteur du commutateur30 à 90 €
Remplacement d'un fusible ou d'un relais d'éclairage5 à 40 €
Diagnostic électrique et recherche de panne50 à 120 €
Remplacement ou reprogrammation du boîtier de servitude200 à 600 €
Remise en conformité d'un câblage modifié (attelage, accessoires)60 à 180 €

Fourchettes indicatives pièces et main-d'œuvre en France, variables selon le véhicule et la région. Demandez toujours un devis avant intervention.

L'entretien qui évite ce défaut

La commande d'éclairage ne demande pas d'entretien à proprement parler, mais elle se surveille : si votre comodo accroche, répond une fois sur deux ou fait vaciller les feux quand vous le manipulez, faites-le remplacer avant que la panne ne devienne franche. Après toute pose d'attelage ou d'accessoire électrique, vérifiez que la logique d'allumage d'origine est intacte, feux arrière compris. Enfin, ne vous reposez pas aveuglément sur le mode AUTO : un tour du véhicule feux allumés de temps en temps, noté dans votre carnet d'entretien avant chaque échéance, confirme que chaque position de la commande allume bien ce qu'elle doit.

Recalé sur ce point : réussir la contre-visite

Si le contrôle relève une commutation permettant d'éteindre les feux arrière phares allumés, ou un dispositif de commande au fonctionnement perturbé, vous disposez de deux mois pour remettre la commande en conformité et représenter le véhicule. La réparation passe le plus souvent par le remplacement du comodo ou la reprise du connecteur ; si un accessoire mal câblé est en cause, c'est le branchement qu'il faut reprendre dans les règles, pas masquer.

Lors de la contre-visite, facturée environ 15 à 30 €, le contrôleur refait le tour complet des positions de la commande et vérifie spécifiquement que les feux arrière s'allument dans toutes les configurations de feux principaux. Testez vous-même chaque combinaison la veille : une panne intermittente de comodo qui réapparaît sur le parking du centre vous coûterait un nouveau passage.

Si la panne est électronique (boîtier de servitude), exigez un diagnostic complet avant remplacement : une simple mise à jour logicielle ou un connecteur de calculateur oxydé règle parfois le problème pour une fraction du prix du boîtier. Conservez le compte rendu d'intervention, utile en cas de récidive sous garantie de la réparation.

Questions fréquentes

Mon comodo fonctionne mal mais tous mes feux s'allument : est-ce une contre-visite ?

Pas nécessairement. Si la commutation présente une simple anomalie sans danger, le défaut est classé mineur (code 4.2.2.a.1) et seulement signalé. En revanche, un dispositif de commande au fonctionnement réellement perturbé, positions instables, réponses aléatoires, passe en défaillance majeure (4.2.2.b.2) avec contre-visite sous deux mois.

Pourquoi des feux arrière qui peuvent rester éteints phares allumés sont-ils si sévèrement sanctionnés ?

Parce que c'est l'un des défauts d'éclairage les plus accidentogènes : le conducteur voit parfaitement la route grâce à ses phares et ne soupçonne rien, mais son véhicule est invisible de l'arrière. Les collisions par l'arrière de nuit sur route non éclairée sont la conséquence directe de cette configuration, d'où la défaillance majeure (code 4.2.2.a.2).

Combien coûte la réparation d'une commande d'éclairage défaillante ?

Le cas le plus fréquent, le remplacement du comodo, revient à 80 à 250 € pièce et pose comprises selon le véhicule. Un simple connecteur oxydé se traite pour 30 à 90 €. Les cas lourds impliquant le boîtier électronique de servitude peuvent atteindre 200 à 600 €, diagnostic compris. La contre-visite, elle, coûte environ 15 à 30 €.

Rouler uniquement en mode AUTO peut-il masquer un défaut de commutation ?

Oui. Beaucoup de conducteurs ne touchent jamais la bague d'éclairage et ne découvrent qu'au contrôle technique qu'une position manuelle ne fonctionne plus. Le contrôleur teste toutes les positions, pas seulement celle que vous utilisez : faites de même avant de déposer le véhicule.

Mon attelage récent peut-il être à l'origine d'un défaut de commutation des feux ?

C'est une cause classique : un faisceau d'attelage branché en dérivation sauvage, sans boîtier d'interface adapté au multiplexage du véhicule, peut perturber la logique d'allumage des feux arrière, voire les éteindre dans certaines configurations. La remise en conformité consiste à poser le faisceau spécifique prévu pour le véhicule, comptez 60 à 180 €.

Le contrôleur peut-il sanctionner un comodo qui marche, mais dont une fonction annexe est en panne ?

Le point 4.2.2 ne vise que la commutation des feux de position, de jour, de gabarit et d'encombrement. Une fonction annexe du comodo (régulateur, ordinateur de bord) hors service n'entre pas dans ce point. En revanche, si la même usure interne perturbe l'allumage des feux concernés, la défaillance est relevée, peu importe que d'autres fonctions marchent encore.

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