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Rétroviseur intérieur complémentaire au contrôle technique : défaillances, contre-visite et réparations

12.2.1 Véhicules destinés à l'enseignement de la conduite · 3 défaillances possibles

Ce point de contrôle en bref

Le rétroviseur intérieur complémentaire est le deuxième miroir central d'une voiture-école : il permet à l'enseignant, depuis le siège passager, de surveiller la circulation arrière sans dépendre du rétroviseur de l'élève. Au contrôle technique, le contrôleur vérifie sa présence, sa fixation, son état et son efficacité. Un miroir légèrement endommagé ou mal fixé reste une défaillance mineure ; un dispositif inopérant, fortement endommagé ou dont la fixation ne tient plus passe en majeur, tout comme son absence pure et simple : contrôle défavorable et contre-visite sous deux mois.

Gravités possibles 1 mineure signalée au procès-verbal, sans contre-visite 2 majeures contre-visite sous 2 mois
Peut-on rouler ? Avec prudence Avec le seul code mineur, le contrôle reste favorable et le véhicule circule normalement. Avec un code majeur (rétroviseur inopérant, fortement endommagé ou absent), vous avez deux mois pour corriger et repasser en contre-visite ; le véhicule peut rouler, mais l'enseignement sans vision arrière pour le moniteur doit cesser jusqu'à la remise en état, une question d'heures et de quelques dizaines d'euros.

Les signes qui doivent vous alerter avant le contrôle

  • Le miroir ne garde pas son réglage

    S'il faut le repositionner à chaque dos-d'âne ou à chaque changement de moniteur, la rotule est usée ou la fixation fatiguée : exactement ce que le contrôleur qualifiera de mal fixé.

  • Ventouse qui se décolle par temps chaud

    Une ventouse qui lâche en été, miroir retrouvé sur le tableau de bord, annonce la défaillance complète de la fixation. Nettoyez la surface ou passez à une platine collée, plus durable.

  • Image trouble, piquée ou dédoublée

    Un tain terni ou un miroir fêlé dégrade la lecture de la circulation arrière, surtout de nuit avec l'éblouissement des phares : le dispositif devient inopérant au sens de la nomenclature.

  • Le moniteur se penche vers le rétroviseur de l'élève

    Si l'enseignant compense en utilisant le rétroviseur principal ou en se retournant, c'est que le complémentaire ne remplit plus son rôle : positionnement, taille ou état à revoir avant le contrôle.

Comment ce point est contrôlé

Sur un véhicule contrôlé au titre de l'enseignement de la conduite, le contrôleur vérifie la présence du rétroviseur intérieur complémentaire destiné à l'enseignant, en plus du rétroviseur intérieur principal. Il s'assure que le dispositif est bien implanté pour offrir, depuis la place du moniteur, une vision correcte de la circulation arrière à travers la lunette.

L'examen porte ensuite sur l'état et la tenue : miroir sans fêlure ni ternissure marquée, rotule permettant un réglage stable, fixation ferme sur le pare-brise ou sur le bras du rétroviseur principal. Le contrôleur manipule légèrement le dispositif : un miroir qui pivote tout seul, ne tient plus son réglage ou menace de tomber est considéré comme mal fixé ; un miroir au tain détruit, fendu sur toute sa surface ou impossible à orienter est inopérant, ce qui fait basculer la défaillance en majeur.

Les 3 défaillances possibles, expliquées une par une

12.2.1.a.1 Mineure

Miroir ou dispositif légèrement endommagé ou mal fixé

Le rétroviseur complémentaire est présent et utilisable, mais présente un défaut limité : coin ébréché, ternissure partielle du tain, rotule un peu lâche qui demande un re-réglage occasionnel, ventouse qui commence à fatiguer. La vision arrière de l'enseignant reste exploitable : la défaillance est mineure, consignée sans contre-visite. C'est le moment de remplacer un équipement qui coûte quelques dizaines d'euros.

12.2.1.a.2 Majeure

Miroir ou dispositif inopérant, fortement endommagé ou mal fixé

Le défaut prive cette fois l'enseignant de sa vision arrière : miroir fendu ou au tain détruit rendant l'image inexploitable, rotule cassée interdisant tout réglage, fixation qui ne tient plus et laisse le miroir pendre ou tomber. Le moniteur ne peut plus surveiller la circulation arrière indépendamment de l'élève : défaillance majeure, contrôle défavorable et contre-visite sous deux mois.

12.2.1.b.2 Majeure

Absent

Le véhicule d'enseignement ne dispose d'aucun rétroviseur intérieur complémentaire : équipement jamais monté, retiré après un remplacement de pare-brise et non reposé, ou tombé et resté dans la boîte à gants. L'absence est directement classée majeure, car elle supprime un équipement obligatoire du véhicule-école : contre-visite sous deux mois après pose d'un dispositif adapté.

Les causes les plus fréquentes

  1. Ventouse ou pince de fixation qui ne tient plus très fréquent

    Les rétroviseurs additionnels à ventouse perdent leur adhérence avec la chaleur de l'habitacle et la poussière ; les modèles à pince se desserrent à force de re-réglages quotidiens entre moniteurs.

  2. Rotule usée qui ne garde plus le réglage fréquent

    Réglé à chaque changement d'enseignant, le miroir sollicite sa rotule en permanence : elle prend du jeu et le miroir pivote à la moindre vibration, obligeant à le repositionner sans cesse.

  3. Oubli de repose après remplacement du pare-brise fréquent

    Lors d'un changement de pare-brise, le rétroviseur complémentaire collé ou à ventouse est déposé ; si la repose n'est pas explicitement demandée au vitrier, le véhicule repart sans lui.

  4. Tain terni ou piqué par l'âge occasionnel

    Sur les dispositifs anciens, le revêtement réfléchissant se pique de taches noires ou se voile : l'image devient laiteuse, surtout de nuit avec les phares des suiveurs.

  5. Casse lors d'une manipulation ou d'un choc occasionnel

    Un coup de sac, un pare-soleil rabattu trop vite ou une manipulation brusque fissure le miroir ou casse le bras. Le défaut est alors brutal et visible immédiatement.

  6. Dispositif inadapté au véhicule rare

    Un miroir trop petit, mal positionné ou bricolé n'offre pas à l'enseignant le champ de vision attendu : même fixé solidement, il peut être jugé inopérant pour sa fonction.

Vérifier soi-même avant le contrôle technique

  1. 1
    Vérifier la présence du dispositif sur chaque véhicule

    Faites le tour de la flotte : chaque voiture-école doit porter son rétroviseur intérieur complémentaire en place, pas dans la boîte à gants. Contrôlez particulièrement les véhicules revenus d'un remplacement de pare-brise.

  2. 2
    Tester la tenue du réglage

    Réglez le miroir depuis la place du passager, puis appuyez légèrement dessus et roulez sur quelques ralentisseurs : le réglage doit rester en place. Un miroir qui dérive sera relevé comme mal fixé.

  3. 3
    Contrôler l'état du miroir en plein jour

    Cherchez fêlures, éclats et taches de tain. Vérifiez la netteté de l'image : la plaque d'un véhicule garé à une vingtaine de mètres derrière doit se lire sans effort depuis le siège passager.

  4. 4
    Éprouver la fixation à la main

    Exercez une traction modérée sur le dispositif : ventouse, pince ou platine ne doivent montrer aucun début de décollement. Nettoyez ventouse et vitrage, et remplacez tout élément qui fatigue.

  5. 5
    Valider le champ de vision depuis la place du moniteur

    Assis côté passager, vérifiez que le miroir couvre la lunette arrière et la circulation qui suit, sans angle mort majeur ni interférence avec le rétroviseur principal ou le pare-soleil.

Réparation : interventions et prix constatés

InterventionPrix indicatif
Rétroviseur intérieur additionnel à ventouse ou à pince15 à 50 €
Modèle professionnel sur platine collée, pose comprise40 à 90 €
Remplacement de la rotule ou du bras10 à 30 €
Repose et collage d'une platine après changement de pare-brise20 à 50 €
Contre-visite après défaillance majeure0 à 30 €

Fourchettes indicatives pièces et main-d'œuvre en France, variables selon le véhicule et la région. Demandez toujours un devis avant intervention.

L'entretien qui évite ce défaut

Un geste simple suffit : à chaque prise de véhicule, l'enseignant règle son rétroviseur complémentaire et vérifie qu'il garde sa position après une pression du doigt. Nettoyez régulièrement la ventouse et le pare-brise au point de fixation, remplacez le dispositif dès que la rotule ne tient plus le réglage, et exigez la repose systématique lors de tout remplacement de pare-brise. Gardez un exemplaire de rechange à l'agence : à 15 à 50 € pièce, c'est l'assurance de ne jamais immobiliser un véhicule ni se présenter au contrôle technique avec un équipement manquant, et le carnet d'entretien de la flotte gardera la trace des remplacements.

Recalé sur ce point : réussir la contre-visite

Un code majeur sur ce point (12.2.1.a.2 ou 12.2.1.b.2) rend le contrôle défavorable : vous disposez de deux mois pour remettre le véhicule en conformité et le représenter en contre-visite, facturée 0 à 30 € selon les centres. Passé ce délai, un contrôle technique complet redevient exigible : ne laissez pas traîner une réparation aussi simple.

La remise en état tient en une intervention courte : pose d'un rétroviseur complémentaire neuf à ventouse, pince ou platine collée (15 à 90 € selon le modèle), ou remplacement de la rotule défaillante. Lors de la contre-visite, le contrôleur revérifie le point défavorable : présentez le dispositif monté, réglé et stable, et gardez la facture à portée de main.

Pensez à la cause racine : si le miroir est tombé après un remplacement de pare-brise, faites coller une platine définitive plutôt que de remettre une ventouse qui lâchera au premier été. Et profitez du passage en atelier pour vérifier le rétroviseur extérieur complémentaire, contrôlé au point voisin : autant éviter de revenir pour le même type de défaut six mois plus tard.

Questions fréquentes

L'absence du rétroviseur intérieur complémentaire entraîne-t-elle une contre-visite ?

Oui. Le code 12.2.1.b.2 (absent) est une défaillance majeure : le contrôle est défavorable et vous disposez de deux mois pour équiper le véhicule et le représenter en contre-visite. Même sanction pour un dispositif inopérant ou fortement endommagé (12.2.1.a.2). Seul le dommage léger (12.2.1.a.1) reste mineur, sans contre-visite.

Quel rétroviseur complémentaire acheter pour passer le contrôle ?

Un rétroviseur intérieur additionnel destiné aux véhicules d'enseignement, fixé par ventouse renforcée, pince sur le rétroviseur principal ou platine collée au pare-brise. Comptez 15 à 50 € en version standard, 40 à 90 € posé pour un modèle professionnel sur platine. L'essentiel : une fixation ferme et un miroir offrant à l'enseignant une vraie vision de la lunette arrière.

Puis-je rouler et donner des leçons en attendant la contre-visite ?

Le véhicule peut circuler pendant le délai de deux mois, la défaillance étant majeure et non critique. En revanche, enseigner sans vision arrière pour le moniteur est une prise de risque injustifiable alors que la remise en état coûte quelques dizaines d'euros et se fait dans la journée. Équipez le véhicule avant la prochaine leçon, pas avant la contre-visite.

Un simple rétroviseur à ventouse du commerce est-il suffisant ?

Oui, s'il est conçu pour cet usage, correctement dimensionné et solidement fixé : la nomenclature sanctionne l'état, la fixation et l'efficacité du dispositif, pas sa technologie. Les ventouses premier prix vieillissent toutefois mal dans un habitacle surchauffé : pour une flotte qui roule toute l'année, la platine collée est le montage le plus fiable.

Le rétroviseur complémentaire est-il vérifié lors de l'examen du permis ?

Le véhicule présenté à l'examen doit être conforme aux exigences des véhicules d'enseignement, dont les rétroviseurs additionnels destinés à l'accompagnateur : un dispositif manquant peut entraîner le refus de faire passer l'épreuve. Le contrôle technique et l'examen se rejoignent donc : un équipement en état vous évite les deux écueils.

Pourquoi l'absence est-elle majeure alors qu'un miroir abîmé peut rester mineur ?

La nomenclature gradue selon la perte de fonction : un miroir légèrement endommagé laisse à l'enseignant une vision arrière exploitable, le risque est limité. L'absence ou un dispositif inopérant suppriment totalement cette vision : le moniteur ne peut plus anticiper la circulation derrière l'élève, ce qui justifie la défaillance majeure et la contre-visite.

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