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Autres sièges au contrôle technique : défaillances, contre-visite et réparations

6.2.6 Châssis et carrosserie · 4 défaillances possibles

Ce point de contrôle en bref

Au-delà du siège conducteur, le contrôleur vérifie tous les autres sièges du véhicule : fixation au plancher, état de la structure, et conformité du nombre et de la disposition des places avec la réception du véhicule, c'est-à-dire ce qui figure sur la carte grise. Un siège passager mal fixé devient un projectile en cas de choc, et un siège ajouté sans homologation met en danger son occupant, dont la ceinture n'a parfois aucun ancrage prévu. Les défaillances de ce point vont de la mineure, simplement signalée, à la majeure avec contre-visite sous deux mois ; il n'y a pas de niveau critique ici.

Gravités possibles 2 mineures signalée au procès-verbal, sans contre-visite 2 majeures contre-visite sous 2 mois
Peut-on rouler ? Avec prudence Aucune défaillance critique sur ce point : pas d'interdiction de circuler. Un défaut sur pièces auxiliaires ou un siège absent reste mineur ; un siège mal fixé sur ses pièces principales ou un nombre de places non conforme entraîne une contre-visite sous deux mois. Évitez toutefois de transporter un passager sur un siège dont la fixation est douteuse.

Les signes qui doivent vous alerter avant le contrôle

  • Banquette qui claque ou bouge en roulant

    Des claquements à l'arrière sur route dégradée trahissent souvent un dossier mal verrouillé ou un ancrage desserré : exactement ce que le contrôleur détectera en secouant la banquette.

  • Dossier arrière qui bascule au freinage

    Si un dossier s'incline tout seul lors d'un freinage appuyé, son verrou ne tient plus : pièce principale défaillante, défaut majeur assuré au contrôle et danger réel pour les occupants.

  • Siège passager qui se balance

    Un passager qui sent son siège bouger d'avant en arrière signale un jeu dans les glissières ou les ancrages : vérifiez la visserie avant d'attribuer le jeu à l'usure normale.

  • Verrouillage qui ne clique plus franchement

    Un dossier qu'il faut accompagner ou forcer pour qu'il tienne, sans clic net, annonce un verrou usé. Le défaut empire jusqu'au jour où la banquette ne tient plus du tout.

  • Désaccord entre les places réelles et la carte grise

    Après l'achat d'un véhicule transformé (fourgon, van aménagé), comptez les places assises et comparez à la rubrique S.1 de la carte grise : un écart sera relevé en défaillance majeure.

Comment ce point est contrôlé

Le contrôleur examine et secoue chaque siège passager — places avant, banquette ou sièges arrière, et rangées supplémentaires des monospaces et utilitaires : la fixation au plancher doit être franche, sans jeu anormal, et la structure (armature, pieds, verrous de banquette rabattable) exempte de casse. Il distingue les pièces auxiliaires — accoudoir, réglage de confort, garniture, appuie-tête — dont la défaillance reste mineure, des pièces principales — ancrages, armature, verrouillage de la banquette — dont la défaillance est majeure, car c'est la retenue de l'occupant qui est en jeu.

Il compte ensuite les places et compare avec la carte grise : le nombre de places assises (rubrique S.1) et leur disposition doivent correspondre à la réception du véhicule. Un siège démonté au moment du contrôle — pour transporter du matériel, par exemple — est simplement signalé en mineur. En revanche, des places en surnombre ou une disposition modifiée — banquette ajoutée dans un fourgon, siège installé à un emplacement non prévu — constituent une défaillance majeure : l'occupant supplémentaire n'a ni ancrage de ceinture homologué ni structure d'accueil prévue pour un choc.

Les 4 défaillances possibles, expliquées une par une

6.2.6.a.1 Mineure

Sièges défectueux ou mal fixés (pièces auxiliaires)

Le défaut touche une pièce auxiliaire du siège : accoudoir cassé, réglage de confort grippé, garniture déchirée, appuie-tête qui tient mal. La retenue de l'occupant n'est pas compromise : la défaillance est mineure, simplement mentionnée au procès-verbal, sans contre-visite. Réparez à l'occasion, ne serait-ce que pour le confort et la revente.

6.2.6.a.2 Majeure

Sièges défectueux ou mal fixés (pièces principales)

Cette fois, le défaut touche une pièce principale : ancrage au plancher desserré ou cassé, armature fissurée, verrouillage de banquette rabattable qui ne tient plus. En cas de choc ou de freinage violent, le siège et son occupant ne sont plus retenus correctement, et une banquette déverrouillée peut basculer sur les passagers. Contre-visite sous deux mois après réparation ou remplacement.

6.2.6.b.1 Mineure

Siège absent lors du contrôle

Un siège prévu par la réception du véhicule n'est pas à bord au moment du contrôle — démonté pour faire de la place, par exemple. Tant que les autres places sont conformes, c'est une défaillance mineure, sans contre-visite : le procès-verbal en garde simplement la trace. Pensez à le remonter correctement, avec toutes ses fixations, avant de transporter un passager à cette place.

6.2.6.b.2 Majeure

Dépassement du nombre de sièges autorisé ; disposition non conforme à la réception

Le véhicule comporte plus de places assises que la carte grise n'en autorise, ou des sièges installés à des emplacements non prévus par la réception : banquette ajoutée dans un fourgon, siège monté dans une zone de chargement. Les occupants de ces places n'ont ni ancrages de ceinture homologués ni structure conçue pour les protéger. Défaillance majeure : dépose ou mise en conformité (avec modification de la carte grise le cas échéant), puis contre-visite sous deux mois.

Les causes les plus fréquentes

  1. Usure des verrouillages de banquette rabattable très fréquent

    À force de rabattre et redresser les dossiers arrière, les verrous et leurs gâches s'usent : la banquette semble en place mais ne se verrouille plus franchement. Très courant sur les breaks et monospaces familiaux.

  2. Sièges démontés puis remontés à la hâte fréquent

    Sièges de monospace retirés pour un déménagement puis remis sans verrouiller tous les ancrages rapides, ou vis remontées sans serrage : le siège paraît fixé mais bouge dès qu'on le secoue.

  3. Usage intensif et chargements fréquent

    Charges lourdes posées sur les banquettes, enfants qui escaladent, animaux : garnitures, accoudoirs et mécanismes de confort cassent, et les armatures finissent par se fissurer sur les véhicules très sollicités.

  4. Aménagement artisanal du véhicule occasionnel

    Banquette ajoutée dans un fourgon, van aménagé sans homologation, siège supplémentaire fixé sur un plancher bois : le surnombre ou la disposition non conforme est systématiquement relevé en majeur.

  5. Corrosion du plancher aux ancrages arrière occasionnel

    Une infiltration par le coffre ou les passages de roue rouille la tôle autour des fixations de banquette : l'ancrage ne tient plus dans un métal sain, même si la visserie est correcte.

  6. Choc arrière antérieur rare

    Un choc arrière peut déformer les ancrages de banquette ou fissurer une armature sans dégât apparent sur les garnitures : le défaut ne se révèle qu'en secouant le siège, exactement comme le fait le contrôleur.

Vérifier soi-même avant le contrôle technique

  1. 1
    Secouer chaque siège et banquette

    Empoignez fermement chaque siège passager et chaque section de banquette : aucun jeu franc ne doit apparaître aux ancrages. Faites le test sur les rangées arrière des monospaces, souvent oubliées.

  2. 2
    Tester le verrouillage des dossiers rabattables

    Rabattez puis redressez chaque dossier jusqu'au clic, puis tirez dessus d'un coup sec vers l'avant : il doit rester verrouillé. Répétez sur chaque section de la banquette fractionnée.

  3. 3
    Vérifier le remontage des sièges amovibles

    Sur monospace ou utilitaire, contrôlez que chaque siège amovible est engagé sur tous ses ancrages rapides, témoins de verrouillage au vert lorsque le véhicule en dispose.

  4. 4
    Compter les places et comparer à la carte grise

    Vérifiez la rubrique S.1 de la carte grise : le nombre de places assises doit correspondre exactement aux sièges installés et à leur disposition d'origine. En cas de transformation, régularisez avant le contrôle.

  5. 5
    Inspecter garnitures et plancher aux ancrages

    Soulevez l'assise de la banquette si elle se déclipse et examinez les fixations et la tôle : rouille, vis manquante ou patte tordue justifient une intervention avant le passage au contrôle.

Réparation : interventions et prix constatés

InterventionPrix indicatif
Resserrage ou remplacement de la visserie d'ancrage d'un siège30 à 80 €
Remplacement d'un verrou ou d'une gâche de banquette rabattable60 à 180 €
Remplacement d'un siège passager ou d'une banquette (occasion conforme)100 à 350 €
Dépose de sièges en surnombre et remise en conformité50 à 150 €
Soudure du plancher aux ancrages corrodés200 à 500 €

Fourchettes indicatives pièces et main-d'œuvre en France, variables selon le véhicule et la région. Demandez toujours un devis avant intervention.

L'entretien qui évite ce défaut

Les sièges passagers demandent peu : vérifiez de temps en temps que chaque banquette rabattue se reverrouille avec un clic franc — tirez un coup sec sur le dossier pour le confirmer —, resserrez les ancrages au moindre jeu et remontez toujours complètement un siège déposé, tous verrous engagés, avant de transporter quelqu'un. Si vous aménagez ou transformez le véhicule, faites valider la disposition des places et mettez la carte grise à jour : c'est la conformité à la réception qui est contrôlée. Quelques lignes dans le carnet d'entretien sur ces vérifications et modifications vous éviteront les surprises au contrôle comme à la revente.

Recalé sur ce point : réussir la contre-visite

Seules les défaillances majeures de ce point imposent une contre-visite : sièges défectueux ou mal fixés sur leurs pièces principales (6.2.6.a.2) et surnombre ou disposition non conforme (6.2.6.b.2). Vous disposez de deux mois pour remettre le véhicule en état et le représenter ; il peut circuler entre-temps, mais évitez d'installer un passager sur un siège dont la fixation est en cause. La contre-visite coûte généralement de 15 à 30 € selon les centres.

Pour une fixation ou une armature défaillante, la réparation va du simple resserrage des ancrages au remplacement du siège ou de la banquette par un élément d'occasion conforme (100 à 350 €) ; si la tôle du plancher est corrodée autour des ancrages, c'est elle qu'il faut souder d'abord. Pour un problème de nombre ou de disposition des places, deux voies : déposer les sièges non conformes — la solution rapide — ou engager l'homologation de la transformation avec mise à jour de la carte grise, une démarche administrative qui dépasse largement le délai de deux mois si elle n'est pas déjà lancée.

Lors de la contre-visite, le contrôleur secoue à nouveau les sièges sanctionnés, teste les verrouillages et recompte les places par rapport à la carte grise. Si vous avez déposé des sièges en surnombre, assurez-vous qu'il ne reste ni ancrage artisanal saillant ni fixation dangereuse dans la zone : un point réglé ne doit pas en créer un autre sur l'état de l'habitacle.

Questions fréquentes

Une banquette arrière dont le dossier ne se verrouille plus entraîne-t-elle une contre-visite ?

Oui : le verrouillage du dossier est une pièce principale du siège. S'il ne tient plus, la défaillance est majeure (6.2.6.a.2) et impose une contre-visite sous deux mois. Un dossier déverrouillé bascule au freinage et peut projeter les bagages du coffre sur les occupants : la réparation du verrou coûte en général 60 à 180 €.

Puis-je passer le contrôle technique avec des sièges démontés ?

Oui : un siège absent lors du contrôle est une défaillance mineure (6.2.6.b.1), simplement notée au procès-verbal, sans contre-visite. Attention en revanche à ne jamais transporter de passager à une place dont le siège est démonté ou mal remonté, et à remettre chaque fixation en place au remontage.

J'ai ajouté une banquette dans mon fourgon : que dit le contrôle technique ?

Si le nombre de places dépasse celui de la carte grise ou si la disposition ne correspond pas à la réception du véhicule, c'est une défaillance majeure (6.2.6.b.2) avec contre-visite sous deux mois. Deux issues : déposer la banquette, ou faire homologuer la transformation (réception à titre isolé) et mettre la carte grise à jour — une démarche plus longue qu'un simple passage en atelier.

Pourquoi n'y a-t-il pas de défaillance critique sur les sièges passagers ?

Parce qu'à la différence du siège conducteur, un siège passager défaillant ne compromet pas la maîtrise du véhicule en roulant : le risque concerne la retenue de l'occupant en cas de choc, ce qui justifie la contre-visite, mais pas l'interdiction immédiate de circuler. Le siège conducteur, lui, peut provoquer l'accident : il dispose de ses propres codes critiques au point 6.2.5.

Les sièges enfants et rehausseurs sont-ils contrôlés sur ce point ?

Non : les dispositifs de retenue pour enfants ne font pas partie du point « Autres sièges », qui concerne les sièges du véhicule lui-même. Pensez simplement à les détacher ou les retirer si le contrôleur doit accéder aux ancrages de la banquette, et profitez-en pour vérifier l'état de leurs fixations Isofix ou de la ceinture qui les retient.

Un siège passager pivotant ou pied central de camping-car est-il accepté ?

Oui, s'il fait partie de l'aménagement homologué du véhicule : les sièges pivotants des camping-cars et vans aménagés réceptionnés sont conformes par construction. Ce qui est sanctionné, c'est le siège ajouté ou modifié hors réception, ou un mécanisme pivotant dont le verrouillage en position route ne fonctionne plus — ce dernier relevant alors d'une fixation défaillante sur pièce principale.

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